Air’py prend son envol

16 octobre 2016

Air’py prend son envol

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Air’py regroupe la CCI Pau Béarn (51%), Egis Airport Operation (24,5%) et Transdev (24,5%). .

12 ans

C’est la durée du contrat de Délégation de Service Public qui prendra effet au 1er janvier 2017.

950 000

passagers sont prévus à l’horizon 2028.

En 2018, l’aéroport Pau Pyrénées accueillera 23 destinations régulières et 15 nouvelles lignes, avec un renforcement de l’offre sur les grandes métropoles régionales

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1,7 %

c’est le taux d’accroissement annuel moyen des recettes aéronautiques prévues pour les 12 années d’exploitation.

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Des partenaires de choix
Egis est un groupe d’ingénierie au rayonnement international dont la filiale Egis Airport Operation exploite 14 aéroports dans le monde, représentant 25 millions de passagers. Transdev, leader mondial de la mobilité, participe à la gestion de plates-formes telles que Beauvais, Lille, Perpignan, Carcassonne, soit un trafic de près de 7 millions de passagers. Entreprise multi-locale, Transdev bénéficie d’une vision globale et d’un ancrage local. Ces deux groupes sont des filiales de la Caisse des Dépôts et Consignations.

9,6 M€

d’investissements programmés pour l’amélioration de la qualité de service.

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Rayonnement international, accroissement du trafic annuel, nouvelle offre de prestations… Air’py esquisse le devenir d’un aéroport en pleine mutation.

Récemment désigné pour la gestion et l’exploitation de l’aéroport Pau Pyrénées, Air’py est l’association d’un organisme consulaire historiquement implanté en Béarn avec deux opérateurs spécialisés dans l’exploitation aéroportuaire aussi bien en France qu’à l’étranger. Derrière cette collaboration, s’est construit un plan ambitieux de développement de l’aéroport.

15,5 millions d’euros investis
Sur une période de 12 ans, Air’py s’engage à mettre en conformité les infrastructures aéronautiques en améliorant notamment les parcs de stationnement des avions et en réalisant les opérations de maintenance nécessaires. Concrètement, les chaussées aéronautiques parking et taxiway seront refaites et un taxiway pour le futur avion à propulsion électrique E-fan sera créé. D’autres réfections et mises en conformité sont également programmées, jusqu’à la réfection complète piste et balisage en fin de concession. Concernant l’aérogare et ses bâtiments annexes, le maître mot est l’optimisation de la capacité et de la qualité de service. Revoir la configuration du terminal en déplaçant par exemple l’enregistrement au rez-de-chaussée, étendre la salle d’embarquement font partie des transformations envisagées. L’ancienne aérogare sera, quant à elle, reconvertie en espaces de restauration, co-working et bureaux. « Ce que l’on souhaite, précise Franck-Olivier Rossignolle, directeur adjoint Transdev, c’est faire de l’aéroport Pau Pyrénées un lieu de vie au service
du territoire, avec toute une série de prestations et de commerces complémentaires. Et ce ne sont pas uniquement les passagers qui pourront bénéficier de ces nouveaux services mais aussi les entreprises implantées à proximité de l’aéroport. Tout sera fait pour que les Béarnais s’y sentent bien et aient envie d’y revenir». Les parcs et accès automobiles seront également revisités, avec à la clé 200 places de stationnement supplémentaires. Tant de fois débattu, le PIF équin sera réalisé à la fin de l’année 2017.

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Une cible client à deux têtes
Deux stratégies prévalent : d’une part, améliorer la qualité des prestations sur Paris et offrir aux entreprises locales de nouvelles dessertes et, d’autre part, capter de nouveaux flux de visiteurs, notamment en provenance de l’Europe du Nord. Ce seront donc des destinations ou hubs comme Nice, Amsterdam, Bruxelles, Madrid, Milan, etc. qui verront le jour dès les premières années de délégation.
Baser une compagnie aérienne à Pau est aussi l’une des options retenues par Air’py. Pour Frédéric Mor, directeur adjoint d’Egis Airport Operation, « Cela permet d’assurer la pérennité d’une ligne mais aussi souplesse et réactivité de la part de la compagnie, en proposant, si besoin, de nouvelles destinations». Autre avantage : l’entretien et la maintenance de la flotte aérienne ainsi que le personnel navigant seraient, eux aussi, basés à Pau. Deux dispositifs sont déjà en cours de négociation pour attirer de nouvelles compagnies aériennes. La modulation tarifaire qui allège les redevances passagers et atterrissage des nouvelles compagnies (ou nouvelles lignes) et le soutien marketing qui autorise Air’py à prendre en charge une partie de la promotion des ouvertures de lignes. « Ces dispositifs ne sont pas des aides d’Etat ; ils ne viennent en aucun cas heurter les droits à la libre concurrence» précise Frédéric Mor. Attendues également, des prestations rapidement mises à dispositions des voyageurs (conciergerie, services gratuits et assistance). Simultanément la politique tarifaire des parkings automobiles sera rendue plus attrayante et des services innovants seront proposés aux utilisateurs. « En complément de ces éléments, nous menons, avec Idelis, une réflexion sur la mobilité vers/depuis l’aérogare. Des améliorations sont nécessaires et il faut incontestablement fluidifier les mouvements entre le centreville de Pau et l’aéroport» explique Franck-Olivier Rossignolle.

Un partenariat tout en équilibre
En associant le SMAPP, propriétaire délégant, à la gestion de la plateforme aéroportuaire,  Air’py souhaite faire de celle-ci un puissant support au développement économique. « Notre credo, affirme Didier Laporte, trésorier de la CCI Pau Béarn et en charge du dossier, est un aéroport qui soit à la fois le symbole et le résultat d’une réelle concertation pour rendre notre territoire attractif. Nous veillerons à ce qu’il y ait un rapprochement des politiques publiques et privées, s’inscrivant bien sûr dans la durée. Nous avons là un formidable outil pour faire rayonner le Béarn». Déjà pratiquée sous d’autres cieux, la constitution d’un fond mixte associant collectivités locales et entreprises contribuerait au nécessaire financement de compagnies low-cost. Le besoin est estimé à 500 000 € annuel et pourrait être financé à hauteur de 30% par les entreprises travaillant dans le secteur touristique. « Au bas mot, ce serait, pour chaque entreprise, une contribution de 50 €/ an. Un faible investissement pour des retombées économiques non négligeables» souligne Didier Laporte. Programme d’investissements importants, stratégie commerciale appuyée, rapprochement avec un collectif d’élus locaux… tout semble prêt pour rendre à l’aéroport Pau Pyrénées ses lettres de noblesse !

Dynamic n°139 octobre-novembre-décembre 2016