La bonne santé économique béarnaise

3 février 2017

La bonne santé économique béarnaise

Le Béarn a toujours tiré son épingle du jeu notamment grâce à quelques entreprises solides mais aussi aux nombreux emplois dans le commerce et les activités de services.

Total, Euralis et Safran Helicopter Engines sont les locomotives du territoire béarnais, tout comme Safran Messier Dowty, PCC, Lindt, Candia, etc. En effet, l’industrie est ici en pointe même si elle ne représente que 17% des salariés en activité et 10% des établissements implantés.
Sa solidité justifie, en partie, un taux d’emploi salarié plus fort en Béarn (87%) que dans le reste de la région Aquitaine.
Si l’aéronautique reste la première spécificité industrielle (5 600 emplois) grâce à la présence de donneurs d’ordres de dimension internationale et malgré la baisse des carnets de commandes, la filière agroalimentaire est, elle aussi, traditionnellement bien implantée avec 3 500 emplois dont plus de la moitié chez Euralis. Bémol cependant dans le secteur des géosciences qui draine beaucoup d’emplois chez Total et ses sous-traitants mais voit ses effectifs se réduire depuis près de deux ans. Autres fleurons de l’économie locale : l’industrie électrique et électronique, la métallurgie, les métaux et la mécanique. A noter que près de la moitié des salariés de l’industrie appartient à des établissements de 100 salariés ou plus.

Tertiaire en tête et filière équine
A côté de ces piliers de l’économie béarnaise, la filière équine se structure et prend de plus en plus d’ampleur, forte de la présence sur le territoire d’éleveurs, de propriétaires, d’entreprises de transport de chevaux, de fabricants de selles ainsi que d’un hippodrome et d’un centre d’entraînement mondialement reconnu (domaine de Sers à Pau).
Cependant ce sont le commerce, les transports et les services divers qui emploient la plus grande part de la masse salariale (41%) et représentent, sans surprise, près des deux tiers des établissements implantés en Béarn, soit plus de 14 000 entreprises. Dans ces secteurs, 33% des effectifs travaillent dans une entreprise de moins de 10 salariés et seulement 20% dans un établissement de 100 salariés ou plus. A l’instar de nombreuses régions françaises, en Béarn, les salariés sont également bien représentés dans les services publics et l’action sociale puisqu’ils sont plus d’un tiers à travailler dans ce secteur.

Pau, Lacq-Orthez et le Piémont oloronais
Derrière l’agglomération paloise, qui concentre plus de la moitié des emplois recensés en Béarn, les communautés de communes de Lacq-Orthez et du Piémont oloronais complètent le podium, en cumulant respectivement 21 100 et 10 400 emplois. Le pays de Nay et les Luys en Béarn concentrent également une partie non négligeable de l’activité, avec plus de 8 000 emplois chacun.

Le tourisme, un secteur appelé à se développer en Béarn ?
Ils sont nombreux – institutionnels, professionnels, etc. – à souhaiter que le tourisme prenne racine en Béarn. Très concentré sur la côte Atlantique, ce secteur recense 85 000 emplois dans la nouvelle grande région. Si le Béarn possède quelques atouts (montagne, tourisme vert), sa position enclavée – entre le Pays basque et Lourdes – constitue toujours un frein. L’activité y reste donc timide, comparée à celle de l’industrie traditionnellement dynamique.

Attractivité et innovation : les défis de la Nouvelle-Aquitaine

Selon le dernier Schéma régional de développement économique, d’internationalisation et d’innovation, la région Nouvelle-Aquitaine se porte bien, avec un PIB de 158,1 Mds d’€ en 2013 et une croissance de 0,6% par an depuis 2008. Le nombre d’emplois – plus de 2,3 millions – a connu une progression plus forte que la moyenne nationale entre 2000 et 2013.
Au cœur de cette nouvelle région, plusieurs spécialisations économiques : au premier rang la construction aéronautique et spatiale puis les centres d’appels, le commerce de gros de boissons, les charpentes et menuiserie. Autre atout, elle est la première région agricole d’Europe avec ses vins, ses céréales, son élevage, et totalisait 125 000 emplois agricoles en 2012. Par ailleurs, elle arrive en troisième position dans l’hexagone en terme de fréquentation touristique, grâce à 720 km de littoral, 11 aéroports, et 5 parcs naturels régionaux.
Mais cette grande région gagnerait à développer ses capacités d’innovation afin d’acquérir des compétences scientifiques et technologiques élevées. Son niveau de qualification moyen est plus faible que le niveau national. D’autres défis apparaissent, comme favoriser l’attractivité des territoires, adapter l’offre de formation ou encore augmenter le volume des exportations.

Dynamic n°140 janvier-février-mars 2017

7,4 %
Le nombre d’emplois a augmenté de 7,4% en Nouvelle-Aquitaine, entre 2000 et 2013.

62 % des entreprises du Béarn sont dans le commerce, les transports ou les services, ce qui représente 14 000 entreprises (source INSEE 2013).

20 106 des 285 000 emplois industriels de la Nouvelle-Aquitaine sont concentrés en Béarn (sources SRDEII et Baromètre éco).

79 400
Nombre d’emplois que concentre l’agglomération paloise, soit plus de la moitié des emplois du Béarn.

17 % des salariés du Béarn travaillent dans l’industrie.

1er employeur industriel en Béarn : l’aéronautique