La transmission d’entreprise, format gagnant-gagnant

12 juillet 2015

La transmission d’entreprise, format gagnant-gagnant

45000,

c’est le nombre de transmissions d’entreprise chaque année  en France.


50%

des repreneurs sont des entrepreneurs individuels. 13% sont issus du cercle familial du cédant et 12% sont ancien salarié ou associé.


Au-delà de la gestion financière et du management, les  qualités  commerciales sont considérées comme fondamentales pour 36% des repreneurs.

Depuis le  1er novembre 2014, pour les entreprises de moins de 50 salariés, la cession ne peut se faire qu’après un délai de deux mois, une fois les salariés informés.

66%

c’est le taux de pérennité des entreprises après trois ans d’existence.

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Céder son entreprise est avant tout une rencontre entre deux personnes. Pour l’une, c’est la volonté de faire perdurer des savoir-faire, des emplois, une histoire ; pour l’autre, une nouvelle odyssée.

On sait que plus l’entreprise est petite, plus elle s’identifie à son dirigeant. La «transmissibilité» des compétences du cédant devient donc la question centrale. Une fois ce point traité, un diagnostic complet de l’activité de l’entreprise doit être fait : mesure des forces et faiblesses, opportunités et évolution du marché, concurrence, moyens financiers, etc. Le cédant doit par ailleurs s’assurer que l’outil de production dont il a la charge est en bon état et conforme à la réglementation  ; vendre une entreprise compétitive nécessite bien souvent de réinvestir avant la cession.
Les conséquences d’une transmission concernent aussi les salariés. Le cédant comme le repreneur ont donc à communiquer sur la nouvelle stratégie auprès des employés mais également auprès de leurs clients et fournisseurs. « Pour un dirigeant cédant, le plus difficile est généralement de voir la prise de décision passer en d’autres mains.
Dès que son intention est dévoilée, il peut se donner entre deux et trois ans pour déléguer progressivement son rôle et espérer transmettre son entreprise dans de bonnes conditions » souligne Christian Morel, président de l’association nationale CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires).
Quitter la direction d’une entreprise, c’est bouleverser tout un « écosystème ». Les savoir-faire, les talents, l’expérience sont menacés de disparition. Les dirigeants sont liés de manière quasi-charnelle à leur entreprise ; transmettre revêt alors un caractère particulièrement complexe qui peut même s’accompagner d’une perte d’identité. Un combat intérieur se joue entre le désir de passer la main et le souhait de rester aux commandes. Cette ambivalence conduit parfois à des actions totalement opposées aux intentions déclarées : indécisions, prétextes, freins divers, inhibitions… Une transmission réussie proviendrait donc à 80% de facteurs psychologiques.

Mais passer le relais n’est pas seulement synonyme de renoncement. C’est l’occasion pour le cédant d’assumer d’autres responsabilités. Il apporte alors conseil et expérience et prend une part importante dans les premières orientations de l’équipe nouvellement en place

Un profil à la loupe

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Le repreneur type est de sexe masculin, âgé en moyenne de 46 ans. Entrepreneur dans l’âme et de formation supérieure, il vient d’une entreprise de plus de 50 salariés. Dans son entourage, on trouve souvent des repreneurs d’entreprise. Enclin à privilégier l’opportunité plutôt que le secteur d’activité, il cherche à développer une PME de moins de 10 personnes. Sur le plan financier, son apport personnel se situe aux alentours de 300 000 €, provenant essentiellement de prêts bancaires. (Source : Fusacq – 2011).

Le repreneur, quant à lui, a tout intérêt à rassurer son interlocuteur et à lui prouver qu’il est prêt à accueillir ses recommandations. Il bénéficiera nécessairement des savoir-faire et des compétences clés pour pérenniser l’activité de l’entreprise. A lui ensuite de la développer à son gré, à son rythme et à son image.

transmission-entreprise-4 Chaque année, 2000 entreprises de moins d’un salarié ne sont pas transmises, faute de repreneurs.

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Pau, capitale européenne des géosciences
et du génie pétrolier !

L’affirmation peut surprendre, c’est pourtant bien une réalité. Sans équivalent en France et forte de 5 000 emplois, la filière béarnaise concentre toutes les sciences et techniques contribuant à une meilleure connaissance du sous-sol et permettant d’optimiser l’exploitation et la gestion de ses ressources.
Autour de grands noms tels que TOTAL, TIGF ou Varel Europe, on retrouve une filière complète composée de géologues, géophysiciens, ingénieurs, formateurs, chercheurs, étudiants en sciences de la terre. Le Béarn est ainsi un réservoir de spécialistes et de prestataires de services pétroliers ou informatiques.
De plus, la variété du sous-sol pyrénéen en fait un cadre largement utilisé et valorisé par les nombreux centres de formation en géologie.
AVENIA, labellisé « pôle de compétitivité  » en 2013 et présidé par Alain Lehner, a pour vocation de construire des partenariats et de porter des projets collaboratifs via les financements publics. Il est aussi le porte-drapeau, en Béarn et partout ailleurs, d’une filière particulièrement bien structurée. Une situation qui séduit de plus en plus de porteurs de projet. Dernier événement en date, la création d’une pépinière d’entreprises consacrée aux géosciences à Hélioparc.

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Source : CCI Pau Béarn – juin 2015

Dynamic n°135 juillet-août-septembre 2015